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La villa rustica du Grosswald
Sarreinsming (57)
A sept kilomètres de l’agglomération secondaire de Bliesbruck, située dans la forêt du Grosswald à Sarreinsming, a été explorée de 1968 à 1978 sous la direction de Marguerite Pax, une villa dont seul le bâtiment principal a été fouillé.
Construite au cours du Ier siècle apr. J.-C., elle atteint son développement maximum au IIIe siècle apr. J.-C., avant de subir les conséquences des troubles du troisième quart de ce même siècle pour être finalement abandonnée au milieu du IVe siècle.
Le bâtiment principal, seul dégagé, construit sur une pente descendant vers un petit ruisseau, est aménagé en deux paliers, la partie haute comprenant la façade et des salles centrales alors que la partie basse, à l’arrière, est constituée d’une rangée de locaux en sous-sol, surmonté d’un étage prolongeant la partie haute.
On accède à la villa par un chemin empierré débouchant au centre d’une galerie couverte reliant des thermes situés au sud-ouest, bien conservés, et une pièce de séjour chauffée par le sol. Le centre du bâtiment est occupé par deux vastes salles avec sol en terre battue, dotées de foyers centraux, et un local plus étroit qui permet d’accéder par un escalier aux pièces en sous-sol, qui ont eu des fonctions diverses et ont abrité, en particulier, une forge.
Légèrement à l’écart, rincée par les eaux d’évacuation des thermes ainsi que par un canal récupérant les eaux pluviales, se trouvent les latrines, abritées par une petite construction. Après les destructions du IIIe siècle, les vestiges de la villa ont servi de carrière pour alimenter un four à chaux qui a été installé dans la partie basse du bâtiment.
Cette villa, dont les trouvailles sont exposées au Musée régional de Sarreguemines, est tout à fait représentative de ces innombrables établissements ruraux qui quadrillaient l’espace régional en un réseau extrêmement dense.
Jean-Paul PETIT
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