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Le mont Saint-Germain
Châtel-Saint-Germain (57)
C’est à l’Age du Fer que l’éperon est barré par un système défensif (IIIe-Ier siècles av. J.-C.), constitué par un talus précédé d’un profond fossé situé à 400 m du rocher qui marque l’extrémité du promontoire. Une partie de l’habitat a été mise au jour au nord des bâtiments du prieuré et sous le dallage de son église. C’est le premier grand site de hauteur protohistorique découvert dans la périphérie de Divodurum, Metz antique, la capitale des Médiomatriques.
Une occupation gallo-romaine de l’Antiquité tardive (IVe-Ve siècles apr. J.-C.) est attestée par la présence de nombreux tessons de céramique sigillée d’Argonne décorés à la molette. Sa nature et sa localisation précise sont totalement inconnues. Y avait-il sur le mont Saint-Germain un lieu de culte, un site fortifié, ou tout simplement un habitat ?
Une nécropole se développe dès la fin du VIe siècle et principalement pendant la première moitié du VIIe siècle. Il faut souligner l’originalité de l’installation d’un cimetière mérovingien sur un promontoire, phénomène rare qui pourrait s’expliquer par l’existence d’une église ou d’une chapelle funéraire, ou encore par la présence d’un habitat sur le plateau.
Deux monuments ont été construits au Moyen Age sur la nécropole ou à proximité de celle-ci : un prieuré de l’abbaye Saint-Vincent de Metz, au XIIe siècle, dont les ruines sont imposantes, et un château appartenant à l’évêque de Metz, Jean d’Apremont, dont la date de construction précise n’est pas connue (fin XIIe-XIIIe siècle ?), mais qui fut détruit vraisemblablement en 1234.
L’église du prieuré, construite au XIIe siècle, fut l’église-mère de la paroisse jusqu’à sa destruction. Le cimetière ancien fut réutilisé et une deuxième nécropole se développa autour de l’église. Au total, 270 tombes furent fouillées.
Jacques GUILLAUME, Claude LEFEBVRE, Alain WIECZOREK
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